lundi 16 juillet 2018

L'importance du couvert des sols pour limiter l'inondation par ruissellement

 
Ruissellement et coulées de boue - Bussy-le-Grand (21) - orages du 10 mars 2018
Le bassin versant de l'Armançon a connu de nombreux phénomènes orageux intenses en mai-juin 2016 et début 2018. Ces phénomènes ont souvent causé de nombreux dégâts sur la voirie, les habitations mais aussi sur les parcelles cultivées.
 
Depuis octobre 2017, le SMBVA conduit une étude globale de cartographie des secteurs les plus propices à engendrer du ruissellement et de l'érosion. Parmi les variables étudiées, la pente locale, la pédologie (nature du sol) et la couverture des sols sont déterminantes pour caractériser le risque.
Outre la construction d'ouvrages, il est possible d'agir sur l'occupation des sols. L'expérience ci-dessous en montre le fort impact :
(c) Facebook
Dans cette démonstration ressemblant aux maquettes présentées aux élus du SMBVA en 2016 :
- à gauche, un sol nu,
- à droite, un sol couvert par de la végétation et un paillage.

Soumise à une pluie orageuse de même intensité (environ 60 mm/h) et de même quantité (env. 2L), la réponse hydrologique de chaque terrain est facilement observable !

  • Sur le sol couvert, l'eau commence à ruisseler plus tard (temps de réponse plus long), l'eau ruisselante est claire (moins d'entrainement de terre) et la majorité de l'eau est drainée par la terre (tuyau le plus bas).
  • Sur le sol nu, les particules de terre sont immédiatement arrachées et le ruissellement commence dès les premières secondes (tuyau du haut).
La quantité d'eau stockée à la parcelle est aussi bien différente.
L'adaptation des pratiques culturales est un vrai levier pour limiter l'érosion des sols, dont les cultivateurs sont les premiers touchés. Ces solutions diffuses peuvent être couplées à des aménagements d'hydraulique douce (haies, fascines, bandes enherbées...).
Perte en sols - Bussy-le-Grand (21) - orages du 10 mars 2018

dimanche 8 juillet 2018

Une liberté enfin retrouvée

A Perrigny-sur-Armançon, le niveau et l'écoulement de l'Armançon ne sont plus contraints par le seuil du moulin, premièrement car les vannes de décharges n’existent plus depuis les années 90, et deuxièmement parce que le déversoir a été déconstruit fin juin, suite à un projet de restauration du profil de l'Armançon, porté par le SMBVA en appui du propriétaire du moulin.

déversoir du moulin en février 2011

La population s'était attachée à ce déversoir malgré l'opposition qu'il avait suscité à sa construction. L'ouvrage n'ayant plus d'usage tel que défini par le droit d'eau, la rivière peut à nouveau couler librement. La première tranche de travaux, dimensionnée par un bureau d'étude spécialisé, concerne le lit mineur : le déversoir a été remplacé par 2 radiers, 2 épis permettent de diversifier les milieux, le réajustement naturel de la rivière fera le reste.

 Armançon au droit de l'ancien ouvrage, juillet 2018

Cette réalisation a pour bénéfices : la reconstitution de la trame bleue (connexion amont-aval pour les poissons et les sédiments), la diversification des écosystèmes autour de l’Armançon, et également la mise au norme de l'ancien moulin puisqu’il n’a plus d’impact sur la rivière.


radier aval

Une seconde tranche de travaux en lit majeur associé sera exécutée à l'automne. Issue de la concertation avec les riverains, elle prévoit : la plantation d'arbres et d'une haie, la pose de clôture incluant des points d'abreuvement, la création de mares, le traitement d'un buisson de renouée du Japon et la création d'une défense incendie normalisée.

Rivières vivantes de seine mont

mardi 3 juillet 2018

Réaménagement d'une mare à Vezannes


Suite à une demande des élus, le SMBVA a proposé l’aménagement d’une mare communale située le long du Cléon. Ce micro milieu humide, oasis de biodiversité en secteur karstique (très sec en période estivale), a été légèrement agrandit et mis en valeur par un cheminement. 

 Mare de Vezannes, après travaux

Cette mare appartiendra au réseau « mare de bourgogne », démarche initiée par le Conservatoire d'Espace Naturel et la Société d'Histoire Naturelle d'Autun qui permet de mettre en valeur et de préserver ces milieux. Un panneau permettra d'expliquer l’intérêt du site et d'interdire l'introduction de poissons, prédateurs naturels de nombreuses larves de batraciens et odonates (libellules).

mercredi 27 juin 2018

Sortie scolaire pour le collège d'Ancy-Le-Franc

Mardi 26 juin 2018, 15 élèves volontaires sont venus découvrir la vie présente dans l'Armançon.

Détermination des espèces trouvées autour de la rivière

Les élèves de la 6ème à la 4ème, munis de bassines et d'épuisettes, n'ont pas hésité à se mouiller les pieds pour ramener des poissons, crustacés, insectes, etc présents dans l'Armançon à Argenteuil-sur-Armançon. Avec les techniciens du SMBVA, ils ont pu découvrir comment tous ces organismes sont liés.

jeudi 21 juin 2018

Pêche élctrique sur le ru de Bord

Sur 1,5 kilomètres avant la confluence avec l’Armançon, ce petit ru d’eau froide révèle un potentiel intéressant avec une population résiduelle de truite sauvage et un peuplement de tête de bassin. En complément du diagnostic effectué par le SMBVA, la Fédération de pêche de l’Yonne vient d’y réaliser des pêches électrique d’inventaire révélant notamment quelques données intéressantes. 

 Réalisation de la pêche électrique, 20 juin 2018

Sur environ 100 m de cours d’eau : présence de l’anguille (8 individus dont une d’environ 85 cm), reproduction avérée et naturelle de truite fario avec présence d’alevins de l’année et de beaux géniteurs, présence de la lamproie de planer et du chabot, environ 7kg de vairons représentant approximativement 1000 individus.